La Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen et le droit naturel

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Publiée

2025-12-19 — Mis à jour le 2026-01-28

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DOI :

https://doi.org/10.63277/gsc.v50i.4674

Auteurs

  • Michel Troper Université Paris

Mots-clés :

Droit naturel, Kelsen, droits de l’homme, évidence, arts, émotion

Résumé

L’interprétation des institutions du passé est tributaire du moment politique de l’interprétation et des présupposés méthodologiques liées à des options théoriques. La Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen a été interprétée selon les circonstances tantôt comme une proclamation de droit naturel sans conséquence juridique, tantôt comme la production d’une norme de valeur constitutionnelle. Ces différences tient pour une grande part aux circonstances (le développement du contrôle de constitutionnalité des lois), mais pour une grande part à une certaine conception du droit naturel qui n’aurait pour fonction que de servir de critère de validité du droit positif. On va tenter de montrer que la déclaration de 89 relève d’une autre conception du droit naturel, qui a une fonction différente: fournir une justification à une autorité dont le pouvoir ne découle pas d’une norme positive. Ce droit naturel là est loin d’avoir disparu des systèmes juridiques modernes.

Biographie de l'auteur

Michel Troper, Université Paris

Professeur émérite de droit public à l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense.