Primo piano / In the foreground Vida Azimi legge / reads L’Occident vu de Russie. Anthologie de la pensée russe de Karamzine à Poutine. Choix, présentations et traductions de Michel Niqueux
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DOI:
https://doi.org/10.63277/gsc.v35i.4602Parole chiave:
L’Occident, Pétersbourg, «le cavalier d’airain», européisme, slavophilieAbstract
Lire et partager une anthologie «sans équivalent dans quelque langue que ce soit» de 790 pages, comptant 365 textes et 140 auteurs, la plupart inédite en français et embrassant un panorama his- torique et intellectuel inégalé sur deux siècles, est une vraie gageure. La thématique de construction d’une identité nationale se résume autour de la question centrale d’une complexité inouïe: «L’Occident comme modèle à imiter, rattraper, dépasser, régénérer ou rejeter ?» D’une part l’Occident est «un problème philosophique pour la Russie», d’autre part, il y a pour les Occidentaux «un mystère de l’altérité russe». La genèse de ces débats (I) qui continuent encore de nos jours est à rechercher chez Pierre Le Grand et son double féminin Catherine II, l’impératrice-philosophe, avec la fondation de Saint Pétersbourg, la nouvelle capitale de Russie, née d’une «volonté implacable» de percer «une fenêtre» sur l’Europe. La métaphore de la Russie, puissance européenne, tourne autour de la symbolique du «cavalier d’airain», statue de Pierre Ier érigée par Catherine Seconde, statue qui est aussi une stature, hantant l’imaginaire européen et interrogeant les Russes eux-mêmes. Le fil chronologique et la trame historique en neuf parties (II) nous conduisent du temps des Lumières, commencé par le poète et historien russe Karamzine à la «révolution conservatrice» actuelle imputée à Vladimir Poutine, en passant par 70 ans de communisme. Malgré les transformations économiques et les ruptures idéologiques, trois discours identitaires se perçoivent entre les occidentalistes européistes, les traditionalistes slavophiles et les nationalistes, le tout scellé dans la foi orthodoxe. La chute de l’URSS donna l’espoir ou l’illusion d’une «maison commune européenne», avant de susciter le pessimisme pour d’aucuns d’un adieu à l’Europe et la perspective pour d’autres d’une heureuse Eurasie (III).

